(1/4) L’interview des présidents : pour Paris, « Canteleu est un moment privilégié pour rapprocher les clubs »

J-11 : le week-end du 10 mars, Canteleu deviendra la capitale française du Plumfoot. La paisible bourgade normande, nichée entre deux boucles de la Seine, accueillera en exclusivité une compétition d’un nouveau genre : l’interclub !

Pour se préparer à cet événement, l’APP a délégué deux de ses meilleurs journalistes, Valérie Totoweiler et Jean-Michel Aphatiti, pour interviewer des personnalités marquantes des différents clubs qui y enverront une équipe : Dunkerque, Marseille, Paris et Puteaux.

Nous retrouvons aujourd’hui June et Théotime de Paris, qui nous délivrent un message d’amour de la plume et de toute sa communauté, à la seule exception du club de Dunkerque. Et de Marseille. Et de Puteaux.

Quel est votre regard sur cette compétition ?

Théotime : « J’apprécie beaucoup le format interclub : tu ne joues pas seulement pour toi mais aussi pour ton équipe. C’est aussi l’occasion de montrer à la France qu’on est plus forts à Paris qu’ailleurs. Il faut dire qu’on envoie 24 joueurs, soit le nombre d’adhérents de Puteaux et de Marseille, ou le nombre d’habitants de la ville de Dunkerque. En soi, c’est déjà une victoire. »

June : « Voilà pourquoi cette compétition me fait peur. J’ai peur qu’on dresse les clubs les uns contre les autres. C’est comme ça que les guerres commencent, alors que moi, je suis pour la paix dans le monde ». Pour autant, interrogée sur la façon dont sont constituées les équipes, sa philanthropie devient moins évidente : « on s’en bat les c***** en vérité : si t’as pas d’équipe tant pis pour toi. »

Quels sont vos objectifs ?

Théotime : « Je vise bien sûr le podium ! Mais le plus important, c’est que tout le monde y trouve son compte. Il faut de quoi contenter ceux qui viennent pour faire une performance, avec de la compet au plus haut niveau, mais aussi ceux qui viennent pour s’amuser ». Mais, arguent nos pugnaces journalistes, s’il y en a qui viennent pour la compet mais n’ont pas le niveau ? « Tu choisis : soit on organise un tournoi pour toi tout seul, soit tu travailles tes bases sans moufter ». NDLR : seule l’honnêteté intellectuelle contraint la rédaction à retranscrire fidèlement une attaque ad hominem aussi basse.

June : « Bon, l’idée c’est d’éviter la cuillère en bois. Je suis venue pour m’amuser mais j’aimerais quand même bien écraser une équipe grave prenable ».

Et donc, comment vous préparez-vous pour atteindre ces objectifs ?

June : « Oh, de notre côté, l’équipe vient de trouver ses deux derniers joueurs, on n’en est pas là ! Nous sommes donc 4, avec Pad, Emily et Loïc. Et avec Pad, pas de soucis pour lutter contre le stress : il nous prévoit des séances de respiration avant les matchs ».

Théotime, plus mystérieux, refuse de livrer le détail des tactiques à venir. « On a déjà un plan de jeu, avec Xavier, Ayman et François, mais je ne le révèlerai pas… Je peux juste dire que pour se détendre, on chante « Dans la boue y a des rats » à chaque entraînement, avec une petite pensée pour leur chef Rattatac. »

Que pensez-vous de la scène du Plumfoot français ? Qui monte, décline ?

June, se sentant visée par la mention d’un « déclin », laisse Théotime répondre. « Aujourd’hui, mis à part Anthony, je ne vois pas qui décline ! En tout cas ceux qui montent c’est Victor [frère de Théotime, qui l’a battu au dernier tournoi, NDLR] et Firmin [bien connu des journalistes et mentionné pour tester leur objectivité – hé oui, on assume, NDLR]. De mon côté, je ne crains personne. J’ai quand même bien envie de vous mettre une race à tous les deux ! [une attaque de plus contre la presse, NDLR] Même si, quand tu joues avec Xavier, tu t’en fous un peu ».

June : « Bon en vrai, je crains surtout les équipes contre qui je peux gagner, les autres, on joue pour le plaisir ».

Au fait, une chanson pour célébrer vos victoires ? 

June :  « I say a little prayer » d’Aretha Franklin, forcément.

Théotime : « Dans la boue y a des rats« , pour faire plaisir aux Marseillais.

Et pour pleurer vos défaites ? 

June :« Non, non, rien n’a changé« .

Théotime : « La marche funèbre« .

Connus pour leur amour du buzz facile, nos journalistes ne résistent pas à l’envie de poser LA question qui fâche : Théotime, avec 0 victoire en double ou en simple pour le club de Paris depuis un an, comment juges-tu ton bilan comme président de l’APP ? 

Théotime : « C’est vrai, cette année les Marseillais sont plus présents (mais sans Antho ils finiraient dernier !). Mais ce qui m’importe le plus, c’est de faire grandir le club. Et on a organisé la plus grande compétition en France cette année ! Le plumfoot est un sport encore trop méconnu et il faut d’abord se serrer les coudes pour le développer. A l’avenir, il faudra renforcer les partenariats entre clubs, davantage se voir, jouer et s’entraîner ensemble. L’interclub est aussi fait pour ça ! »

Alors, chers joueurs de plumfoot, qu’en pensez-vous ?

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