
Portraits de Parisiens pendant leur semaine en Bleu
Dans une équipe de France XXL (15 joueurs et joueuses, 2 coachs), les Parisiens ont su tirer leur épingle du jeu ! Pas moins de 7 d’entre eux furent du voyage jusqu’en Hongrie : Emmanuelle, Huong, Phuong Anh, Étienne S., JB, Trung, et coach Xavier. Les franciliens étaient venus accompagnés de leur kop, puisque Lisa et son papa Quang avaient fait le déplacement pour supporter Huong ! La petite Lisa est vite devenue la mascotte de l’équipe et a fait de multiples interventions face caméra pendant les lives de France Plumfoot TV, pour le plus grand bonheur des spectateurs.
La rédaction de l’APP vous propose de suivre les performances de chacun de nos joueurs à la Coupe d’Europe. N’oubliez pas que vous pouvez retrouver de nombreux matchs en direct commenté sur la page Facebook de France Plumfoot, jusqu’à la fin du mois de novembre.
Emmanuelle, une première sélection pleine de promesses
La plus jeune joueuse sur le terrain, au regard de son expérience limitée dans le monde de la plume ! Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle aura été à la hauteur de l’événement. Après une petite année de pratique seulement, Manu a fait quelques entrées dans la rotation du triple le samedi. Surtout, on a pu la voir associée à Lalie dans l’équipe 2 de double. La paire parisiano-marseillaise, 20 ans d’écart, a affiché une belle complicité sur le terrain. Les deux joueuses manquent encore un peu de justesse technique pour assurer une construction en quatre touches sur tous les points, mais ont été présentes en défense et incisives dans leurs renvois. Manu avait beaucoup travaillé son service à l’entraînement et cela s’est avéré être une arme redoutable. Les efforts des Françaises furent récompensés par une belle victoire en deux sets contre l’équipe d’Italie 2 (Giuliana et Chiara) pour conclure leur tournoi !
Quand elles n’étaient pas en train de jouer, Manu et les autres joueuses françaises se jetaient sur chaque terrain libre pour s’échauffer et pratiquer, notamment avec les joueuses italiennes. Avec un tel investissement, il y a encore de la place pour des progrès, et la Fontenaisienne a assurément encore de belles années de plume devant elle…
Huong, il était temps !
Après une pause express dans sa carrière pour cause d’heureux événement, l’illustre parisienne a repris la route de la plume sur les chapeaux de roues. Championne de France en simple en juillet, Huong était sélectionnée dans pas moins de trois épreuves : triple 1, double mixte 2 et simple 1. Cette sélection vient couronner la carrière de celle qui faisait assurément partie des meilleures joueuses françaises depuis près d’une décennie, mais n’avais jamais pu bénéficier d’une cape chez les Bleues jusqu’à maintenant, faute de passeport français.
En triple, coiffée d’un képi invisible, la capitaine de l’équipe féminine a pris ses responsabilités sur le terrain en assurant la circulation autour de la plume à grand renfort de gestes des deux mains et de « moi » autoritaires. Également attaquante de poche, Huong a profité du filet à 1,50m chez les dames pour assurer une belle régularité dans les smashs, de face ou en « chien qui pisse ». Les filles ne purent rivaliser avec les Allemandes ou les Hongroises, mais portées par leur leader technique, elles s’imposèrent avec aplomb 21-13, 21-13 face aux Italiennes pour prendre la 4e place du tournoi.
En simple, là encore, une classe d’écart séparait notre joueuse n°1 des Italiennes, dont elle vint à bout sans jamais trembler. Malheureusement et malgré une prestation aboutie sur le terrain, la marche germano-hongroise était trop haute : face à Franzi Oberlies en poule par exemple, les points à rallonge tournèrent systématiquement à l’avantage de la joueuse de Haspe, qui parvenait à faire courir notre parisienne d’un bout à l’autre du terrain avec de lui porter l’estocade finale sous forme d’un amorti, d’une balle tendue fond de court ou d’un smash. Pas plus de succès contre l’expérimentée Sarah Rüsseler, impériale et d’une régularité sans faille dans la défense de son camp, ni contre la jeune hongroise Petra Daniel en quarts. Huong finit donc 5ème, après une victoire contre sa rivale parisienne.
Phuong Anh, la confirmation en simple
Après une présence remarquée dans toutes les épreuves à Tianjin 2024, notre présidente disputait une nouvelle fois les trois épreuves féminines (triple 1, simple 2, double 1). Dans le triple, PA fut un rouage essentiel de l’équipe grâce à ses passes précises pour ses partenaires et à sa régularité en défense.
En simple, la vice-championne de France s’était préparée avec beaucoup de sérieux. C’est un format qui lui tient à cœur et dans lequel elle avait faim de victoires. En effet, les compétitions féminines françaises manquent un peu d’adversaires à sa mesure, hormis Huong qui, il faut bien l’avouer, survole encore les débats nationaux.
En poules, il lui fut bien sûr impossible de rivaliser avec les Hongroises, mais une rencontre avec l’Italienne Cristina Manuello lui offrait l’opportunité de s’exprimer pleinement. Plus juste techniquement, toujours concentrée, la présidente réussit à éviter tout faux pas et à signer une victoire nette et sans bavure 21-16, 21-7. Plus tard dans la journée, dans le tableau de reclassement, elle fut opposée à l’Autrichienne Kriszta Kurdi-Holzapfel, très solide techniquement et qui semble jouer sans pression. Là encore, PA fait parler sa maîtrise dans l’exercice pour s’imposer 21-17, 21-10.
Le match entre nos deux parisiennes Huong et Phuong Anh fut d’une belle intensité. Le résultat est fidèle à leurs affrontements précédents, avec une victoire de parfum de lotus en 2 sets, mais de nombreux points furent très disputés et l’on sent que l’écart technique entre les deux joueuses se resserre. C’est de bon augure pour que Paris continue à assurer sa domination chez les dames au niveau national !
Lors de la journée de double enfin, PA était associée à Joséphine. Nos françaises manquaient d’un véritable moyen de conclure les points, mais signèrent un succès convaincant contre Italie 2, qui les envoya en finale de reclassement. Malheureusement, confrontées à une Cristina Manuello qui trouvait de mieux en mieux ses repères sur le terrain et à une Cristiana Di Bella on fire, les Bleues durent s’incliner et terminent à la 6ème place du tournoi.
Etienne S. comme solide
Pour sa deuxième sélection après la coupe du Monde 2024, notre trésorier/entraîneur du mardi était amené à disputer davantage de matches. En effet, il passait du rôle de remplaçant à celui de titulaire dans le triple 2, tout en s’offrant une journée de compétition supplémentaire en jouant le double 2 avec Jérémy.
Lors de la journée de triple, Étienne fut un maillon essentiel des plus belles prestations de l’équipe. En tant que défenseur/passeur, irréprochable dans le petit jeu au filet, très régulier dans les montées de balle et la construction, il fut notamment l’un des artisans du succès contre l’équipe 1 italienne en poule. Malheureusement, les Bleus ne furent pas en mesure de rééditer cet exploit lors de la deuxième rencontre face à la Squadra dans l’après-midi.
En double, il n’était pas interdit de s’interroger sur la légitimité de cette paire Étienne-Jérémy, peu utilisée en compétition, et certains pourraient dire que la France compte de meilleurs passeurs qu’Étienne et de meilleurs attaquants que Jérémy. Le parisien et son partenaire putéolien, affutés comme jamais, livrèrent la meilleure des réponses sur le terrain : exceptionnels en défense, réguliers dans la construction, ils posèrent des problèmes aux équipes les plus prestigieuses du tournoi. Leur plus beau fait d’armes reste une victoire solide en poule contre les Slovaques, notamment dans un second set arraché 22-20, en partie grâce à la défense de fer de M. Calamar sur les attaques de Sebi Költö. Em mực đẹp trai!
Citons également la demi-finale de reclassement contre Italie 1, où nos Français démarrèrent tambour battant en s’imposant 21-15 dans le premier set, obligeant Ciccio et Alberto à livrer leurs toutes dernières forces pour réussir à inverser la vapeur et s’imposer sur le fil en 3 sets.
Le dircom’ de France Plumfoot signe également une belle réussite sur le plan du marketing sportif, puisque les diffusions de matchs en live trouvèrent une large audience, au sein de la communauté plumfoot en France mais également à l’étranger : 3000 vues pour la finale de double masculin commentée en anglais !
JB, colonel du régiment de transmission
Remplaçant dans le triple 2, notre ex-président n’était pas là que pour faire de la figuration. Après une très bonne saison 2024-2025, l’actuel secrétaire de l’APP avait à cœur d’honorer cette sélection en équipe de France, et était arrivé préparé en Hongrie pour être au meilleur niveau possible lors de ses entrées en jeu.
Deux victoires logiques contre Italie 2 et la Roumanie dans ses matchs en tant que titulaire, de bonnes phases de jeu au block contre les Allemands ou les Hongrois, le colonel a assuré l’essentiel pour cette première pige avec le maillot bleu.
L’histoire retiendra également qu’il fut le guide de deux escapades à pied hors du gymnase, pour aller commander des kebabs en hongrois dans le centre de Nagykata : simple lassitude des tartines de la buvette, goût de l’aventure, ou réel hommage à son partenaire de toujours Mister Customs ?
Au service du directeur des programmes de France Plumfoot TV, JB s’est ensuite attelé à assurer des marathons de diffusions de matchs. Sans jamais bafouiller, mais en perdant un peu les pédales puisqu’il est allé jusqu’à jouer les Laurent Paganelli au bord du terrain avec une bouteille vide en guise de micro. Il ne sera probablement pas dans l’équipe de France pour la coupe du Monde 2026, mais vous le verrez peut-être présenter les interviews d’après-match…
Trung, le dernier envol du dragon ?
Entré en triple pour quelques points, le plus ancien des parisiens était surtout attendu pour la journée de double mixte, où il était associé à Huong. Le guide suprême se fait plutôt rare sur les terrains, mais rappelons pour les plus jeunes des lecteurs qu’il a longtemps été l’un des meilleurs joueurs français et qu’il a une belle collection de médailles dans son armoire à trophées.
Ça a commencé très fort : devant les caméras de France Plumfoot TV et un public nombreux, la paire parisienne a livré un match de grande intensité et parvint à vaincre la doublette Joséphine-Maxence, pourtant devant dans la hiérarchie sportive. Huong est impériale en défense, délivre des passes parfaites à l’artificier du 77, qui s’en empare pour abattre des dragons foudroyants le long du filet.
Après cette entrée en fanfare et plusieurs matchs sans véritable enjeu sportif contre des équipes hongroises imbattables, nos parisiens furent opposés à l’Italie. Une prestation aboutie leur permit de l’emporter dans le premier set. À la conclusion d’un deuxième set très serré, on sentit que la fatigue commençait à rattraper notre dragonneur fou et la paire parisienne laissa malheureusement filer la deuxième manche 20-22. Nos parisiens restèrent vaillants dans un troisième set perdu 21-15. Ce scénario cruel élimina Huong et Trung, à la faveur d’un set grappillé par les Italiens contre des Hongrois bien nonchalants en début de journée…
Pendant le reste de la compétition, pas le temps de quay tay, Trung fit preuve d’un esprit d’équipe irréprochable : il était probablement le joueur qui a le plus rodé autour des terrains pour encourager les autres équipes françaises dans leurs matchs, quel que soit l’enjeu et le niveau des débats.
Xavier, stratège en chef
« T’façon moi je m’en fous ». Désabusé par la conduite manquant de fair-play de certains Hongrois sur et en-dehors du terrain, la tête parisienne du monstre bicéphale jouant le rôle de sélectionneur n’était pas toujours dans sa plus grande forme.
Pourtant, montrant une entente sans faille avec son binôme Anthony, le vice-champion de France de double fut au four et au moulin sans discontinuer pendant toute la compétition. Xavier reste l’un des meilleurs joueurs français et aurait toute sa place pour taper la plume en Bleu dans une telle compétition. Dans le rôle de coach, en se répartissant les matchs avec Antho, il fut au bord des terrains pendant 4 jours pour encourager ses poulains, prendre les temps morts, faire tourner les effectifs en triple, et distribuer de précieux conseils tactiques.
L’équipe de France est maintenant habituée à bénéficier de l’expertise d’un, voire deux sélectionneurs, depuis plus de 10 ans. On rappelle que nos entraîneurs sont tout aussi bénévoles que les joueurs et qu’ils font le déplacement aux stages et aux compétitions internationales sans même toucher la plume. C’est un luxe d’avoir à disposition des coachs de qualité qui ne soient pas joueurs eux-mêmes : dans cette dimension, l’équipe de France est en avance sur l’Allemagne ou l’Italie par exemple. Alors merci Xavier pour ton engagement, et bon courage pour cette saison car il va y avoir des choix difficiles à faire pour la Coupe du monde… n’oublie pas les Parisien.ne.s !
JB, envoyé spécial de l’APP en Hongrie
